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jeudi 14 juin 2018

'Cause I want to be S...

Coucou les bouchons!

Si je vous dis S et B, vous voyez de quoi je parle? Et si vous entendez "xo xo 😘 gossip girl" ? Vous vous souvenez de cette serie ? Les intrigues improbables, l'hypocrisie, la vie de privilégiés (oui parce que même Dan a de la tune en réalité: loft dans Brooklyn les gars, c'est pas à la portée de tous les portes-monnaie) et bien sûr la garde-robe de Serena Vanderwoodsen 😍 

Je n'avais jamais vraiment suivi cette série auparavant, j'avais dû tomber sur quelques épisodes en passant mais sans suivre l'histoire de ces princesses de l'Upper East Side, mais récemment, malade comme un chien, j'ai accroché et je me suis prise à envier la vie de riche de Serena dans la série: physique parfait (Blake Lively quoi 😶), comptes en banque remplis, mecs craquants, soirées mondaines, défilés de mode, ... Bref le rêve.

Tout ça m'a fait reflechir sur la condition humaine, la chance que l'on obtient à la naissance ou non. 
C'est un peu la loterie de la vie: si vous êtes chanceux, vous apparaîtrez dans une famille aisée d'un pays paisible, si vous avez la guigne, vous naîtrez dans un bidonville en Irak ... Et puis il y a les gens qui sont au milieu, ni super chanceux, ni trop maltraités par la vie. Les gens moyens, ceux qui ont plus de chance que les enfants qui naissent sous les bombes mais qui ne feront que voir de l'extérieur le luxe réservé à l'élite. 

Alors vous me direz que ces gens ont certainement plus de chance de s'en sortir dans la vie que les malchanceux, qu'avec du travail, de la persévérance et des connexions chez les chanceux, ils pourront gravir les échelons et se rapprocher du haut du panier. Vrai! 

Je continue tout de même à me dire que notre système est basé sur une injustice qui ne se résoudra jamais tant que l'argent régira les codes sociaux. 

C'était ma petite réflexion du soir! N'hésitez pas à en débattre avec moi dans les commentaires 😅

XOXO 😘 



lundi 16 octobre 2017

Ecriture...

Coucou mes bouchons!

Cela fait quelques semaines que j'hésite à vous publier un morceau d'une histoire que j'écris depuis des mois maintenant. J'aurais besoin de vos avis, savoir si ça vous intéresserait de lire ce genre d'histoire, si vous accrocheriez à cette intrigue?

Je vous partage un bout du premier chapitre, le commencement de cette aventure.
Dans ces lignes, vous découvrirez Maya, l'un des personnages principaux. Si vous accrochez, je publierai un autre bout de chapitre dans les semaines prochaines.

N'hésitez surtout pas à me donner vos impressions et bonne lecture! =)



MAYA 
 Le vent souffle aujourd’hui. Je déteste quand il souffle comme ça. Il emmêle mes cheveux et soulève mon écharpe. Le froid s’insinue sous mon gilet. Pourquoi cette résolution d’aller au collège à pied à partir d’avril ? Il manquerait plus que je tombe malade… 
- Hey Maya !! Maya attend moi !!! Ralentiiis !! 
- Non toi accélère ! On va être en retard en Français ! Avry, toujours à la bourre !  
- Mais arrête de stresser Mme Grognon, tu sais bien que Mme Midault est toujours en retard d’au moins cinq minutes !  
Elle sautille à cloche-pied sur le trottoir en arrivant à ma hauteur et je vois à sa moue boudeuse qu’elle se moque de moi. Elle me connaît trop bien… 

Avry est ma meilleure amie, elle est petite et athlétique, de jolies boucles blondes tombent en tourbillon jusqu’à ses épaules, elles encadrent son visage poupin aux yeux bleus azur. Elle est   pétillante, souriante et jamais stressée ! Son truc, c’est de vivre la vie au jour le jour. Elle est chanceuse car elle a des facilités en cours, et son laxisme se remarque à peine sur son bulletin. Elle est très jolie et sait se mettre les gens dans la poche avec ses petits sourires d’anges et sa facilité à parler à tout le monde. J’aimerais être comme elle, vraiment, même si des fois, elle m’exaspère ! 

Je suis son opposée, autant physiquement que mentalement. Je suis brune aux yeux verts, pas le vert clair, non, un vert profond, comme celui d’une forêt. Mes Cheveux sont très longs, ils m’arrivent au bas du dos, ma mère me dit souvent que leur noir est si profond qu’ils absorbent la lumière… Je trouve ça poétique. Je suis plutôt grande pour une fille de 14 ans, je dépasse Avry de quasiment une tête, ce qui l’énerve royalement. Je ne suis pas du genre sportive mais je n’ai pas me plaindre de mon corps, je ne suis ni trop mince comme les mannequins, ni trop rondes pour être complexée.  
Si Avry est pleine d’assurance, moi je suis pleine de timidité. Parler en public me rend nerveuse et si je n’ai pas soigneusement préparé et répété mon texte avant un oral, je perds tous mes moyens ! Je suis très à cheval sur les horaires, les emplois du temps, la préparation, l’entraînement. Tout doit être cadré, j’ai été élevée comme ça et l’ordre me rassure. Je suis d’une nature stressée, je panique rapidement si les choses changent sans qu’on me prévienne. Avry m’appelle la « psycho-rigide », moi je l’appelle la « je-m’en-foutiste ». Malgré notre différence de caractère, on s’entend à merveille depuis le CM1, elle sait tout de moi et je sais tout d’elle, et ça aussi, ça me rassure. 

Comme l’avait prédit Avry, Mme Midault, notre prof de Français à cinq minutes de retard. Elle arrive toute essoufflée devant notre salle de cours, les bras chargés de polycopiés. Ces petits talons claquent sur le carrelage blanc et elle porte son éternel tailleur marron/caca d’oie comme dit Avry. Je la vois fouiller dans son sac Minelli avec difficulté pour trouver son trousseau de clés  et je m’avance vers elle mais Avry me tire en arrière : 
- N’envisage même pas une seconde de l’aider ! 
- Pourquoi ? 
- Primo, plus elle met de temps à chercher ses foutues clés, plus on perd de temps à subir son cours barbant. Deuzio, si je te laisse faire ça, ta côte de popularité va encore baisser et tu vas passer de « fille coincée psycho-rigide » à « petite préférée de la prof » et je ne l’admettrais pas parce que tu es ma meilleure amie, et ta réputation déteint sur moi ! 
- Toi et ta manie de se faire bien voir par cette bande d’idiots, je ne vous comprendrais jamais… Malgré mon agacement, je me radosse au mur du couloir et je patiente le temps que notre pauvre professeure se dépêtre de son bazar.  

A suivre....